Tu vis en dessins sous les pores
De ma peau fine et sur mon coeur.
Je vis nulle part en toi.
Je vis dans un monde que je ne conçois pas comme il est fait.
__________________________________________________
Rencontre avec elle-même. Elle subit une lente mutation dont le stade ultime ne vous laisse aucun échappatoire.
C'est une mutation subséquente à sa seule et unique rencontre avec le parfait
visage de l'Amour.
Un visage d'une pureté et d'une clarté grandissantes.
Le visage d'une Galah.
La Galah s'est
attablée, a fait bouilllir et manger son coeur.
Il ne reste plus de sang dans ses veines d'une finesse pareille à celle du
rhizome.
La Galah a tout bu, il en est ivre.
Un cri
jubilatoire brise le silence pesant d'un lieu semblant être séparé à un autre par une cursive
passerelle.
La silence revient, les
palabres disparaîssent.
Elle tente de l'
apprivoiser une dernière fois.
Si elle échoue, elle traversera la passerelle.
Elle n'aura pas besoin de
boussole puisque sa Galah la guide.
Un lien d'ultime et de rare confiance l'unit à lui.
Il est vrai que ses paroles sont pourvues d'un
tact et d'une délicatesse transcendants.
A l'heure où elle écrit, le soleil revient.
Mais viendra un jour, une nuit
Où la pluie reviendra.
Elle n'aura pas la force d'ouvrir son parapluie, de repousser la pluie.
Alors tant pis.
Il pleuvra, dans ses yeux.
Il faudra seulement que tu saches que ce sera juste pour :
Tu n'imagines pas à quel point cette rencontre l'a faite vivre, puis s'éteindre, peu à peu.
Oublies la douleur, encore une fois.
Inities les autres à ton art.
__________________________________________________
AmyXture, seule et dont la vie se fait, elle aussi, cursive.